Mardi 24 novembre 2009
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Aïe Aïe Aïe, les jours défilent et nous devons lentement, mais sûrement, redescendre vers l'Argentine. Nous avons donc quitté la très touristique Cuzco pour la non moins jolie Arequipa où ne
sommes restés que deux jours avant de descendre vers le Chili. Arequipa est la seconde ville du Pérou par sa taille mais certainement la première par sa beauté. Entourée par trois
volcans enneigés, la ville blanche offre toute une série de rues et d'édifices historiques très bien conservés. Le clou du spectacle est le couvent de Santa Catalina. Sans doute l'un des
plus grands du monde puisqu'il occupe 20.000 m2 de surface en plein centre de la ville. A l'intérieur c'est un dédale de ruelles toutes plus jolies les unes que les autres qui débouchent sur
de paisibles places et de fraîches chapelles.
Au Pérou, en dehors des douaniers, nous aurons trouvé les gens absolument charmants bien que plus portés à harponner le touriste que les Boliviens et la nourriture délicieuse. Dans la petite partie
que nous aurons traversée, nous nous sommes régalés de Ceviche : un plat de poisson cru mariné dans le citron, mélangé ou non, à des fruits de mer et nous avons goûté le fameux Cuy : le cochon
d'inde cuit au four.

miam miam, ça donne envie d'en offrir un à Zoé.
A noter, le vin péruvien, peu connu, est très buvable. Tout autant que le coktail national : le pisco sour à base d'alcool de raisin (le pisco), de blanc d'oeuf, de citron vert et de
sucre.
En quittant le pays nous avons goûté aussi à la corruption péruvienne. La frontière avec le Chili se trouve au milieu de rien, à une demie heure de transport de la ville de Tacna dans le sud
du pays. Le douanier péruvien s'est aperçu que mon passeport n'avait pas été tamponné à l'entrée dans le pays. Autrement dit, le fonctionnaire endormi qui n'avait même pas pris la peine de regarder
nos photos au lac Titicaca avait oublié, sciemment ou non, de faire le seul acte pour lequel il est payé à savoir donner un coup de tampon sur mon passeport prouvant la date
d'entrée dans le pays. Je me trouvais donc dans l'impossibilité de quitter le Pérou dans l'immédiat et devais retourner à Tacna, y dormir, me rendre au poste de police au matin pour
qu'ils apellent le poste frontière du lac Tiicaca afin de vérifier ma date de passage. La démarche nous semblait à la fois absurde, incertaine, une perte de temps et une perte
d'argent (taxi aller et retour pour Tacna, nuit d'hôtel...). Tous nos arguments sur l'aberration de la situation, sur le fait que la faute ne nous incombait pas... étaient sans effet
sur le visage taciturne et abêti du douanier péruvien qui nous refusait ostensiblement ce précieux coup de tampon. Finalement, notre chauffeur a entraîné Mélina à part et lui a expliqué la
marche à suivre. Un billet de 50 soles (12 euros environ) glissé dans le passeport représentait le sésame. Aussitôt empochés les 50 soles, le tampon s'est abattu sur mon passeport qui m'a
été rendu sans un regard. En passant au Chili, malgré le goût amer de la corruption, on s'est tout de même dit : ça n'est pas le Pérou!