
Le voyage de Valparaiso à Mendoza a été plus long que prévu. Des habitants opposés à un projet d'autoroute ayant coupé la route en allumant un feu. La manifestation ne semblait pas très bien
organisée car ils n'ont réussi à bloquer que deux véhicules : un camion et notre bus, mais durant 3 heures. Le passage de frontière s'est donc fait au petit matin dans un poste de
douane isolé dans la cordillière des Andes et entouré de pics recouverts de neige : somptueux. Après avoir franchi la cordillière, ce fut une longue descente vers la plaine oú se
situe Mendoza. La région est extrêmement sèche. Mais, grâce à un réseau d'aqueducs et de canaux, d'immenses sycomores recouvrent la ville d'une ombre bienveillante. C'est une commune
opulente, avec de vastes places oú il fait bon flâner et une grande rue piétonne aux terrasses accueillantes.

Mendoza ne présente pas de monument majeur, ni de musée très passionnant.

Mais impossible de l'éviter car c'est la capitale du vin argentin. On y trouve principalement trois cépages : Malbec, Syrah et Cabernet Sauvignon. Les vins, puissants (souvent autour
des 14º), ne sont pas loin d'égaler nos Bourgogne ou nos Côtes du Rhône. Comme le paysage est entièrement plat, la route des vins se parcourt généralement à vélo, ce qui peut être dangereux
si l'on visite trop de bodegas (caves).
Entre les vignes on trouve des champs d'oliviers (on se croirait presque à Aix) et l'huile locale est excellente. Nous avons visité une bodega tenue par des Français venus s'installer ici
il ya 5 ou 6 ans sans connaître rien au vin. Ils ont su bien s'entourer car leur syrah est absolument délicieux.

Zoé quant à elle a préféré déguster deux autre spécialités :
une locale, à savoir les alfajores, des sortes de macarons au dulce de leche (confiture de lait)

et une autre québecoise : un petit Miro qui logeait aussi dans notre auberge et qui aurait aussi bien pu être son frère.