Nous contacter

Oú sommes nous ?


Ver Notre parcours en un mapa más grande
Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 18:35

Le voyage de Valparaiso à Mendoza a été plus long que prévu. Des habitants opposés à un projet d'autoroute ayant coupé la route en allumant un feu. La manifestation ne semblait pas très bien organisée car ils n'ont réussi à bloquer que deux véhicules : un camion et notre bus, mais durant 3 heures. Le passage de frontière s'est donc fait au petit matin dans un poste de douane isolé dans la cordillière des Andes et entouré de pics recouverts de neige : somptueux. Après avoir franchi la cordillière, ce fut une longue descente vers la plaine oú se situe Mendoza. La région est extrêmement sèche. Mais, grâce à un réseau d'aqueducs et de canaux, d'immenses sycomores recouvrent la ville d'une ombre bienveillante. C'est une commune opulente, avec de vastes places oú il fait bon flâner et une grande rue piétonne aux terrasses accueillantes. 
rue pietonne

Mendoza ne présente pas de monument majeur, ni de musée très passionnant.

drole de lapin

 Mais impossible de l'éviter car c'est la capitale du vin argentin. On y trouve principalement trois cépages : Malbec, Syrah et Cabernet Sauvignon. Les vins, puissants (souvent autour des 14º), ne sont pas loin d'égaler nos Bourgogne ou nos Côtes du Rhône. Comme le paysage est entièrement plat, la route des vins se parcourt généralement à vélo, ce qui peut être dangereux si l'on visite trop de bodegas (caves).
Entre les vignes on trouve des champs d'oliviers (on se croirait presque à Aix) et  l'huile locale est excellente. Nous avons visité une bodega tenue par des Français venus s'installer ici il ya 5 ou 6 ans sans connaître rien au vin. Ils ont su bien s'entourer car leur syrah est absolument délicieux.

degustation
Zoé quant à elle a préféré déguster deux autre spécialités :
une locale, à savoir les alfajores, des sortes de macarons au dulce de leche (confiture de lait) 

Zoe deguste
et une autre québecoise : un petit Miro qui logeait aussi dans notre auberge et qui aurait aussi bien pu être son frère.
heureux homme


Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 19:09
Notre séjour au pays de Pablo Neruda aura été bref. A ceci, une raison essentielle : le coût de la vie, bien supérieur aux pays voisins, ce qui réduit considérablement notre pouvoir d'achat. Connu pour être le plus cher de l'Amérique Latine, le Chili n'a pas manqué de faire exploser notre modeste budget de baroudeurs (établi à 50€ quotidiens). En effet, difficile, voire impossible de se loger ici pour moins de 30€, les transports sont aussi nettement plus chers et la nourriture non plus n'est pas donnée.

Nous avons donc fait un séjour éclair en trois haltes.

Première étape : IQUIQUE, ville portuaire du nord du pays qu'on découvre au détour d'une dune de sable, après des heures de bus à travers un paysage désertique.
On est en effet en plein Atacama, le désert le plus aride du monde. Les vents sont orientés de la terre vers l'Océan, empêchant les pluies d'arroser la côte. Iquique détient un record mondial : 14 ans sans une goutte de pluie. Isabel, la proprio de l'Hostal où nous logeons, nous raconte ainsi qu'elle a vu la pluie pour la première fois à l'âge de 15 ans!

Les plages et les flots du Pacifique ont titillé les insulaires d'adoption que nous sommes et c'est avec délectation que nous avons retrouvé les joies de la baignade (frisquette cependant). 

Mais Iquique présente bien d'autres charmes que ses plages. Son centre historique témoigne d'un passé très particulier lié à la production de nitrate qui a enrichi toute la région à la fin du XIXème siècle. Le Paseo Baquedano est ainsi une suite de grandes demeures de style géorgien à très hauts plafonds, plus ou moins bien entretenues. Un faux air de Louisiane auquel concourt une ambiance très décontractée propre des stations balnéaires.

Intrigués par le riche passé de la région, nous partons à la découverte de Humberstone, dite la ville-fantôme. Totalement abandonnée aujourd'hui, elle est classée au patrimoine de l'humanité de l'UNESCO. En se promenant dans ses rues oû brûle un soleil de plomb, on se croirait en plein far west.
De la prospère cité minière qu'elle fut jusqu'aux années 1920, il ne reste plus que des baraquements délabrés et des machines rouillées. Fondée dans les années 1880, Humberstone connut une expansion économique fulgurante grâce au salpêtre. Transformé en nitrate, il servait à la fabrication des munitions (importante exportation vers l'Europe durant la Première guerre mondiale), d'engrais et de produits pour le développement de photos. A son apogée, la ville d'Humberstone compta jusqu'à 3500 habitants. Mais, les Allemands découvrirent un procédé permettant de fabriquer artificiellement du nitrate et l'activité minière commença à décliner au début du XXème siècle pour cesser définitivement dans les années 50. Privés de leur unique ressource économique, les habitants quittèrent les lieux pour s'exiler dans les villes et villages alentour et Humberstone se vida ainsi de toute sa population jusqu'à devenir cette ville-musée qui attire non seulement les touristes mais aussi les nostalgiques de la belle époque. Chaque année, à cette période, des fêtes sont organisées pour tous les anciens de la ville. Nous avons ainsi discuté avec une dame d'une soixantaine d'années, née à Humberstone, qui venait faire son pélerinage annuel au milieu de ces ruines...

Deuxième étape : BAHÍA INGLESA, à quelques kilomètres de Caldera.
Dans ce pays immense, le moindre saut de puce sur la carte se transforme en floppée d'heures de bus. Comme à l'accoutumée, nous voyageons de nuit et c'est donc au tout petit matin après 12 heures de trajet que nous débarquons à Caldera.
Heureusement, deux jours de farniente au bord d'une eau diaphane (mais glaciale!) nous attendent.
Il fallait bien cela : nous sommes à bout de nerfs après quasiment trois mois de baroude!!

Troisième étape : VALPARAÍSO
Dans la série séjour éclair, c'est à Valpo que nous battons notre record : arrivés au petit matin, nous en repartons le soir même,  enchaînant ainsi deux nuits de bus. Non pas que la ville nous déplaise, bien au contraire, mais au vu du prix des chambres, nous préférons partir directement  vers Mendoza et ses vignobles. Notre raisonnement est le suivant : ce que nous ne dépensons pas en hôtel au Chili, nous pourrons le boire en Argentine!!

La journée que nous passons à déambuler dans Valparaïso nous donne toutefois un aperçu de la beauté très singulière de la ville. Son charme réside surtout dans les quartiers des cerros, situés dans les hauts de la ville et auxquels on accède par des funiculaires quelque peu brinquebalants.
Ruelles pavées, façades colorées, cours fleuries truffées de petits bars et bistrots rétros. L'ambiance n'est pas sans nous rappeler Lisbonne.

Finalement, nous n'aurons passé en tout et pour tout qu'une semaine au Chili. Difficile, donc, d'en dire grand-chose, si ce n'est que:
-la monnaie locale, le peso, est un casse-tète : 1€ valant 746 pesos, nous avons très vite investi dans une calculette!
-des pays traversés, c'est le seul où les automoblistes s'arrêtent pour laisser passer les piétons.
-l'alimentation quotidienne des Chiliens semble effrayante. A notre avis, ils doivent détenir le record mondial de la consommation de mayonnaise par habitant!! Résultat : beaucoup de gens en surpoids.
-bien que le Chili soit le pays le plus riche d'Amérique du sud, les services publics sont là aussi indigents. Aucun gouvernement n'est revenu sur la privatisation menée par Pinochet avec l'aide des Etats-unis. Résultat : si vous ètes riche, vous pouvez vous soigner convenablement dans des instituts privés très chers et envoyer vos enfants dans des écoles privées (à raison de 180€ par mois), sinon à vous les dispensaires pouilleux et les écoles publiques aussi sinistres que sinistrées.

Voilà. Nous quittons la Panaméricaine et traversons une fois de plus les Andes. Direction : l'Argentine, Mendoza et ses vignobles.



Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Chili
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 22:10


Aïe Aïe Aïe, les jours défilent et nous devons lentement, mais sûrement, redescendre vers l'Argentine. Nous avons donc quitté la très touristique Cuzco pour la non moins jolie Arequipa où ne sommes restés que deux jours avant de descendre vers le Chili.  Arequipa est la seconde ville du Pérou par sa taille mais certainement la première par sa beauté. Entourée par trois volcans enneigés, la ville blanche offre toute une série de rues et d'édifices historiques très bien conservés. Le clou du spectacle est le couvent de Santa Catalina. Sans doute l'un des plus grands du monde puisqu'il occupe 20.000 m2 de surface en plein centre de la ville. A l'intérieur c'est un dédale de ruelles toutes plus jolies les unes que les autres qui débouchent sur de paisibles places et de fraîches chapelles. 

















Au Pérou, en dehors des douaniers, nous aurons trouvé les gens absolument charmants bien que plus portés à harponner le touriste que les Boliviens et la nourriture délicieuse. Dans la petite partie que nous aurons traversée, nous nous sommes régalés de Ceviche : un plat de poisson cru mariné dans le citron, mélangé ou non, à des fruits de mer et nous avons goûté le fameux Cuy : le cochon d'inde cuit au four.

miam miam, ça donne envie d'en offrir un à Zoé.
A noter, le vin péruvien, peu connu, est très buvable. Tout autant que le coktail national : le pisco sour à base d'alcool de raisin (le pisco), de blanc d'oeuf, de citron vert et de sucre.

En quittant le pays nous avons goûté aussi à la corruption péruvienne. La frontière avec le Chili se trouve au milieu de rien, à une demie heure de transport de la ville de Tacna dans le sud du pays. Le douanier péruvien s'est aperçu que mon passeport n'avait pas été tamponné à l'entrée dans le pays. Autrement dit, le fonctionnaire endormi qui n'avait même pas pris la peine de regarder nos photos au lac Titicaca avait oublié, sciemment ou non, de faire le seul acte pour lequel il est payé à savoir donner un coup de tampon sur mon passeport prouvant la date d'entrée dans le pays. Je me trouvais donc dans l'impossibilité de quitter le Pérou dans l'immédiat et devais retourner à Tacna, y dormir, me rendre au poste de police au matin pour qu'ils apellent le poste frontière du lac Tiicaca afin de vérifier ma date de passage. La démarche nous semblait à la fois absurde, incertaine, une perte de temps et une perte d'argent (taxi aller et retour pour Tacna, nuit d'hôtel...). Tous nos arguments sur l'aberration de la situation, sur le fait que la faute ne nous incombait pas... étaient sans effet sur le visage taciturne et abêti du douanier péruvien qui nous refusait ostensiblement ce précieux coup de tampon. Finalement, notre chauffeur a entraîné Mélina à part et lui a expliqué la marche à suivre. Un billet de 50 soles (12 euros environ) glissé dans le passeport représentait le sésame. Aussitôt empochés les 50 soles, le tampon s'est abattu sur mon passeport qui m'a été rendu sans un regard. En passant au Chili, malgré le goût amer de la corruption,  on s'est tout de même dit : ça n'est pas le Pérou!




Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Pérou
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 21:35
La mecque du tourisme au Pérou est sans nul doute Cuzco. Située dans la fameuse vallée sacrée regorgeant de ruines archélogiques (dont l'incontournable Machu Picchu), la ville est indéniablement très jolie et incontestablement très touristique. Nous redoutions tellement ce Gringo Land qu'au final nous avons été plutôt soulagés : en cette période de basse saison, la chasse au touriste reste très supportable. Mais nous osons à peine imaginer ce que cela peut donner en plein juillet-août... Il y a au kilomètre carré un nombre tout à fait impressionnant de restos, d'hôtels, de boutiques, de tours operators et de rabatteurs en tout genre. L'inca business fonctionne à plein régime : la dernière mode semble être du côté des spa et autres soins puisque d'innombrables jeunes péruviennes raccolent pour des centres de beauté proposant des "massages incas". Le pauvre dieu Viracocha doit s'en retourner dans sa tombe!


Au-delà de ce vernis artificiel, la ville est d'une authentique beauté.

A quelques pas de la magistrale Plaza de Armas, se trouve le quartier de San Blas, un entrelac de ruelles pavées aux noms imprononçables,


étroites et escarpées où la poussette de Zoé a donné le meilleur d'elle-même (nos bras aussi).

Aussi belle que soit la ville, notre séjour n'y avait toutefois qu'un motif : la visite du Machu Picchu.

Amis baroudeurs, sachez d'emblée que cette merveille du monde n'est (plus) guère accessible qu'aux nantis, et en dollars s'il vous plaît. Même le mythique chemin de l'Inca (encore lui! Il s'agit d'un trekk de 3 ou 4 jours qui permet de rallier le site à pied depuis Cuzco) ne peut ête entrepris que par l'intermédiaire d'une agence et coûte pas moins de 300$. Pour les heureux détenteurs d'une pépette comme nous, l'option rando prolongée étant exclue (fut-elle facilitée par des sherpas, oui, oui c'est monnaie courante), nous n'avons donc eu d'autes solutions que... de raquer!!! En effet, depuis la privatisation des chemims de fer au Pérou, une seule compagnie de trains (chilienne de surcroît !) dessert le village d'Aguas Calientes, au pied du Machu.
Peruviens et gringos, tout le monde doit donc débourser au mimimum 96$ par personne pour l'aller-retour. Une fois à Aguas Calientes, deux possibilités s'offrent à vous: une rude montée de deux heures à pied ou 20 mn de bus touristique pour la modique somme de 14$ aller-retour. Il ne vous restera alors plus qu'à payer l'entrée du site : 50$. S'il vous reste encore quelques dollars, n'hésitez pas à vous payer les services d'un guide car il n'y a pas une pancarte explicative dans tout le site.

Mais, bien entendu, le site est sublime et nous n'avons pas regretté la dépense, malgré la pluie qui nous a cueillis à la porte du Soleil (sic), atteinte après une heure de marche ardue. D'où notre conclusion : le Machu Picchu, c'est la Bretagne du Pérou, on dit qu'il y fait beau mais quand on y va... il pleut !
Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Pérou
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 21:47

Et voilà, après avoir longtemps repoussé ce moment, nous sommes passés au Pérou. Les contrôles à la frontière sont étonnemment légers. Un douanier désinvolte s'est contenté de tamponner nos passeports sans même daigner jeter un coup d'oeil à nos  noms et photos. Nous avons donc quitté cette Bolivie que nous avons tant aimée. Mais, impossible de la laisser sans parler de la figure la plus marqunte du pays, tant au niveau national qu'international : Evo Morales, que tout le monde ici appelle Evo.
Son éfigie est partout. Imaginez un peu qu'une rue sur deux présente une affiche ou un dessin géant à la gloire de Sarkozy, que de nombreuses boutiques arborent son portrait  entre deux photos de filles à moitié nues. Nous trouverions cela grotesque. Pourtant, la figure d'Evo est présente jusque sur des montres ou des pendentifs. C'est généralemet la marque des grands dictateurs. Cependant, il a été élu démocratiquement et devrait, sauf assassinat express, être réélu pour un deuxième mandat en décembre.

Premier président indigène du pays, il est le champion de 60 % de la population qui voit en lui la promesse de mettre fin à 500 ans d'exploitation et de discrimination. Depuis la conquête du pays par les conquistadors, les Quechuas et les Aymaras se sont vus privés du pouvoir et souvent de leurs terres,  esclavisés,  appauvris et traités en êtres inférieurs. La richesse s'est concentrée entre les mains des blancs descendants des colons espagnols et de leurs alliés métis. Il y a moins d'un siècle, les Indiens n'avaient pas le droit de se promener sur le Prado, l'avenue principale de La Paz et aujourd'hui encore le racisme est très fort chez les blancs et métis de la région de Santa Cruz. Ils n'hésitent pas à dire ouvertement que les Indiens sont sales, sentent mauvais... Ajoutons que les personnages des pubs, des émissions de variété sont tous blancs aux yeux clairs de même que les mannequins  en plastique des boutiques de vêtements. La situation des domestiques indiennes au sein de la classe moyenne est proche de l'esclavage (très peu ont  la force de caractère de Yolanda).


Dans ces conditions, on comprend que l'arrivée de l'un des leurs à la présidence du pays soit vécue conmme une revanche de l'histoire. On peut sans doute la comparer à l'arrivée d'Obama à la Maison Blanche pour les Afro-Américains. Evo a fait voter une constitution, approuvée par 60%des votants, qui donne plus de pouvoir aux commnunautés amérindiennes, rend obligatoire l'apprentissage des langues indigènes à l'école, redonne une place aux religions autochtones, en séparant l'Etat de l'Eglise Catholique et permet un meilleur contrôle de l'Etat sur les ressources naturelles gigantesques du pays qui, jusqu'alors, étaient largement contrôlées par et au profit de puisances étrangères.  Il a mis en place des allocations pour les mères et tente de donner une existence légale à tous les habitants. Avant son arrivée au pouvoir, de nombreux Indiens ne possédaient pas de papiers. Ils ne pouvaient donc bénéficier d'aucun programme de l'Etat, ne pouvaient pas se défendre en justice et encore moins voter. De plus, Evo est un ancien planteur de coca. Il a remis à l'honneur cette feuille énergisante consommée quotidiennement par les paysans  des montagnes, mais également en ville sous forme d'infusion et chassé les agents etats-uniens chargés de l'erradication des plantations destinées à la cocaïne et considérés avant tout comme des espions de la CIA.




Cependant, ses discours pro-indigènes et socialisant irritent la partie orientale du pays.

Beaucoup l'accusent d'accroître le fossé entre l'ouest  indien et montagnard et les plaines de l'est  blanches et métisses. La région de l'est, autour de Santa Cruz, accessoirement la partie la plus riche du pays, grâce au gaz et au pétrole, menace de faire sécession. Ici, Evo n'est pas le bienvenu, 70 % des habitants de Santa Cruz ont rejeté sa constitution.  Enfin, le MAS, le mouvement socialiste dont est issu Evo est souvent accusé de contrôler à son profit tous les postes importants du pays, de généraliser la corruption et de faire le coup de poing en cas d'enquête trop poussée.

Entre 2004 et 2009, durant le premier mandat de Morales, la Bolivie est d'ailleurs passée de la 16e à la 115e place dans le rapport annuel sur la liberté de la presse rendu par Reporters sans Frontière. On souhaite à ce merveilleux pays de réussir à tourner les pages douloureuses de son histoire, à unir les deux fragments de sa population et à sortir de cette pauvreté endémique qui caractérise les régions montagnardes, tout en conservant ses traditions, ses cultures indigènes et l'incroyable simplicité et gentillesse de ses habitants. La découverte récente de la plus grande réserve de lithium au monde dans le Salar d'Uyuni est peut-être l'occasion d'enrichir le pays et d'offrir à toutes ses composantes un développement trop longtemps attendu.


Hasta Luego y suerte, Bolivia.





Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Bolivie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés