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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 20:00
Une architecture coloniale somptueuse, une Plaza 9 de Julio arborée et entourée d'arcades où il fait bon flâner, Salta "la Linda" (la Belle) porte bien son nom. Les Andes sont à portée du regard, les visages se font plus amérindiens, on devine la Bolivie tout près.



















A notre arrivéee, le zonda (vent chaud venu des Andes) souffle sur la ville comme un sèche-cheveux. Il fait pas loin de 40 degrés, 0% d'humidité. A l'instar des habitants, nous nous terrons dans notre chambre d'hôtel entre 13h et 16h. La ville ne se réveille d'ailleurs qu'en fin d'après-midi : à 17h, les boutiques ouvrent de nouveau, les passants affluent dans les rues et jusqu'à 21h, l'ambiance bat son plein.
Mais dès le lendemain, changement radical de météo : nous nous réveillons dans un froid mordant, le mercure est tombé à 10 degrés. Nous superposons nos polaires et commençons à nous intéressr de près à l'artisanat textil local. ( NB : le poncho en poil de lama existe bel et bien. Sophie, tu n'as donc pas d'inquiétude à te faire : tu pourras sans faute te pavaner en gaucha à BJP!)


Par chance, nous tombons en pleines festivités en l'honneur de la Vierge locale, la Virgen del Milagro.  Salta se transforme durant une dizaine de jours en une Mecque andine : des milliers de pélerins affluent des quatre coins de la région, à pied ou à cheval pour certains, donnant lieu à des processions hautes en couleur. La cathédrale ne désemplit pas (les gens font la queue pour confesse!). Le soir une foule compacte s'agglutine sur le parvis pour la grande messe de 22h retransmise sur écrans géants . Une effervescence digne d'un concert de feu Mickael Jackson!!




































Nous faisons de nouveau une petite incursion dans une école, primaire cette fois.

Et sympathisons avec Norma, une instit' qui nous invite le dimanche suivant  à une parrilla (un barbecue, un rituel dominical ici).
Nous faisons le plein de viande rouge avant de passer au régime quinoa - steack de lama!


A signaler aussi, parmi les nombreux musées de la ville, le Museo de Bellas Artes où Zoé parfait sa technique du croquis à l'horizontale tandis qu'un agent de sécurité épris d'art nous raconte avec passion chacun des tableaux.



Enfin, avant de nous lancer à l'assaut de la Cordillère, nous nous rendons aux pieds des Andes, à Campo Quijano, un hameau avec des airs de bout du monde. C'est impressionnant : le paysage est horizontal sur des dizaines de kilomètres et soudain se dresse à la verticale cette immense barrière montagneuse.

Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Argentine
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 21:22
Les Argentins ont deux religions, le christianisme et le football. Pour la première religion, leur dieu est le même que pour les autres chrétiens, pour ce qui est de football leur dieu est, ou plutôt était :

MARADONA
Seulement voilà : le numéro 10  est devenu l´entraîneur de l´équipe nationale. Or, après avoir été battue sèchement contre le grand ennemi, le Brésil, la sélection nationale s´est inclinée une nouvelle fois devant le modeste Paraguay 1 à 0, ce qui diminue largement les chances de l´Argentine de se retrouver au Mondial de foot.



Du coup, Maradona n´est plus l´enfant chéri des Argentins

Cela nous permet de mous moquer gentiment des Argentins lorsque nous parlons foot, car nos bleus sont largement à l´abri de ce genre d´aventure...
Par Zoé Mélina et Jérôme
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 21:03

 

 

 

 

Nous voici rendus à Córdoba, deuxième ville du pays. Comme tous les pays pauvres, ou presque, l´Argentine a une capitale monstrueuse comparée au reste du pays. Buenos Aires, c´est plus ou moins  15 millions d´habitants et Córdoba 1,5 millions. Tout en restant une grande ville, elle est donc  plus calme que la capitale.

Côté esthétique, Córdoba n´est pas évblouissante, même si elle compte plusieurs monuments coloniaux construits à l´initiative des jésuites. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Côté population, Córdoba est une ville super jeune, c´est le centre universitaire du pays, on y croise plus de jeunes de 20 ans que d´enfants ou de sexagénaires. Evidemment, comme dans toutes les villes universitaires, on y fait beaucoup la fête le week-end. Arrivés un vendredi, nous avons même eu du mal à trouver une chambre. Finalement , on se dégotte un hôtel style auberge de jeunesse qui nous prévient vaguement qu'il y a pas mal de musique et qu´avec un bébé ça peut être génant. Connaissant notre Zoé, on se dit que c´est pas la musique qui va l´empêcher de dormir. On ne s´était pas trompé sur Zoé, mais notre nuit à nous deux fut atroce. La chambre donne sur la rue des bars qui ferment à 6h ou 7h du mat, attirant des hordes de fêtards dont certains se mettent à jouer des percussions vers 5h30. En fait, le calme est revenu dans la rue vers 7h. Zoé, elle, a effectivement très bien dormi. Quant à nous, on a éte content de changer de chambre le lendemain et de donner sur une cour intérieure.

Sinon, on a bien aimé le marché aux puces dans le prolongement du  Paseo de los Artesanos ponctué de stands d'artisanat, les quais du canal et les quelques rues piétonnes, très commerçantes.

 

 

 

 

 

Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Argentine
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 01:58

Six mois sans travailler, pour des profs zélés comme nous, vous imaginez bien que ce n´était pas possible !

La nostalgie du tableau noir et de la sonnerie nous taraudant, nous entreprenons à la Cumbre de frapper aux portes des établissement, afin de nous faire une petite idée de l´enseignement en Argentine.

Nous sommes ainsi allés à la rencontre de collègues du secondaire à l´IDES, un collège- lycée. Comme on s´en doutait, enseigner en Argentine est loin d´être une sinécure: si leur charge horaire est sensiblement la même qu´en France, leur salaire (2000 pesos en moyenne, soient 400 euros) les contraint souvent à avoir un deuxième boulot à côté, sans parler des conditions matérielles moyennâgeuses.


Voici la Bibliothèque : un mur de bouquins poussiéreux



 

 Aida, une prof de sciences éco, nous propose d´intervenir dans un de ses cours. Et c´est ainsi que le jeudi trois septembre à 8h pétantes, nous faisons notre rentrée face à une quinzaine d´élèves de 4ème tout de gris et bleu marine vêtus. (Quand on leur dit qu´en France l´uniforme n´est pas de rigueur, ils piaffent).

 

 

 

Ils nous présentent avec brio des exposés qu´ils préparaient depuis deux semaines sur différents pays du monde et nous échangeons ensuite sur la situation en Argentine et en France de la santé, de l´éducation, de la vie quotidienne…

Pour ces adolescents qui ont conscience d´une fracture très nette entre riches et pauvres dans leur pays, notre système social les fait rêver, bien sûr. Et pourtant s´ils ont envie de voyager, ils disent vouloir rester en Argentine. Il sont d´ailleurs plutôt optimistes sur l´avenir de leur pays.

Les deux heures qu´on passe avec eux sont aussi délicieuses que la tarte au citron qu´ils ont concoctée à notre attention. Et, last but not least, pour la première fois de notre carrière les élèves nous applaudissent à la fin de l´heure, ce qui a pour effet de réveiller Zoé qui, plus conforme au comportement habituel de nos élèves, s´était profondément endormie. 


Des rentrées aussi conviviales  (et surtout aussi brèves) on vous en fait tous les ans !

 

Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Argentine
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 01:42

Après nous être interrogés pendant trois jours sur pourquoi et comment l’Argentine  avait pu signer le protocole de Kyoto, nous sommes  partis aérer nos tympans et nos poumons à La Cumbre.


La Cumbre en deux phrases :

-  géographique : c’est une charmante bourgade située à 12 heures de bus de Buenos Aires (Rassurez-vous, le confort des bus argentins ferait rougir de honte une classe affaire d’Air France), sur fond d’une large vallée entourée de moyennes montagnes  sèches.




 


  - Sociologique : c’est un mélange hétéroclite de paisibles locaux, de retraités fortunés, de résidences secondaires pour les riches Porteños et d’amoureux du parapente qui peuvent voler toute l’année. Le Saint Leu de l’Argentine, sans la mer.


 

Par Zoé Mélina et Jérôme - Publié dans : Argentine
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